Les règles nationales d'échange de quotas d'émission de carbone continueront d'être peaufinées.

Le 15 octobre, lors du Sommet 2021 sur le commerce du carbone et le développement des investissements ESG, organisé par le Forum financier chinois (CF China), il a été souligné que les circonstances exceptionnelles ont mis en évidence la nécessité d'exploiter activement le marché du carbone pour atteindre l'objectif de « doublement » et de poursuivre les efforts d'exploration et d'amélioration du marché national du carbone. Zhang Yao, directeur adjoint du Centre national des opérations carbone, a déclaré que les transactions concernées seraient perfectionnées et que des efforts seraient déployés pour promouvoir le développement stable de l'ensemble du marché sous de multiples aspects.

Zhang Yao, l'année prochaine marquera le premier cycle de conformité du marché national du carbone. Depuis sa création, ce marché est devenu le plus important au monde, comptant désormais 2 162 acteurs du secteur de l'énergie. À ce stade, seuls les principaux producteurs d'émissions sont concernés par le négoce. Les institutions et les particuliers n'ont pas encore pleinement intégré le marché, et les professionnels continueront d'élargir son champ d'action et d'accroître sa part de marché. Concernant les produits négociables, une seule catégorie de droits d'émission de carbone est actuellement en vigueur. D'autres catégories de produits seront ajoutées ultérieurement, conformément à la réglementation nationale. Le volume des transactions sur l'ensemble du système d'échange augmentera. Les modalités des transactions clés impliquent la gestion de l'ensemble du système. La gestion des principaux producteurs d'émissions et les conditions de transaction, notamment le contrôle des volumes d'émissions, visent à assurer le bon fonctionnement du marché national.
Évoquant les perspectives d'avenir du marché national du carbone, Zhang Yao a déclaré qu'il fallait premièrement promouvoir activement le développement, actuellement lent, de ce marché ; deuxièmement, élargir le champ des échanges ; troisièmement, encourager activement l'augmentation de l'activité commerciale ; quatrièmement, mettre en place des pratiques commerciales innovantes et adaptées au stade de développement du marché.
Ma Aimin, directrice adjointe du Centre national pour les questions climatiques et la coopération internationale, directrice adjointe du Centre d'études stratégiques et directrice adjointe du Centre de coopération internationale, estime que le marché mondial du carbone offre un cadre propice au développement durable. Elle souligne également les défis que représente ce développement durable, notamment l'élaboration de politiques adéquates, la couverture encore limitée du marché et le contexte industriel. Dans ce contexte, il est essentiel de ne pas négliger le rôle de soutien du marché du carbone pour atteindre l'objectif de « double neutralité carbone » et de poursuivre l'exploration et l'amélioration du marché national du carbone. Selon elle, ce marché national, en tant qu'outil politique important pour lutter contre le changement climatique et maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, est au cœur des travaux menés dans les domaines de l'environnement, de l'économie industrielle, du commerce et de la finance. Le lancement réussi des échanges sur le marché national du carbone cette année constitue une étape cruciale dans le développement du système d'échange de quotas d'émission de carbone. La mise en place d'un marché national du carbone efficace, stable et influent à l'échelle internationale nécessite encore un travail considérable.


Date de publication : 26 octobre 2021